Soixante-quinze (75) jeunes femmes en situation de handicap, issues des départements de l'Ouest, du Centre et du Nord-Est, ont participé, le samedi 27 juin 2026, à des sessions de formation organisées par Filles à Besoins Spéciaux pour la Réforme (FIBESR). Ces activités étaient consacrées à la prévention des violences basées sur le genre (VBG) ainsi qu'à la protection contre l'exploitation et les abus sexuels (PSEA).

 

Les femmes en situation de handicap figurent parmi les catégories les plus exposées aux violences basées sur le genre, en raison notamment de leur dépendance à l'égard d'autrui, des obstacles à la communication et de l'isolement social auquel elles sont souvent confrontées. À travers cette initiative, FIBESR, organisation engagée depuis 2007 dans la promotion des droits des femmes en situation de handicap, entend renforcer leurs connaissances et leurs capacités de protection.

 

Ces formations s'inscrivent dans le cadre de deux projets portés par l'organisation : Corps et Voix de la Résilience, soutenu par l'Ambassade de France, et Ansanm pou Lapè, financé par le Fonds pour la paix et l'humanitaire dirigé par les femmes (WPHF) avec l'appui d'ONU Femmes.

 

Les responsables ont privilégié une approche participative fondée sur des ateliers, des échanges interactifs et des exercices pratiques. Les participantes ont ainsi été sensibilisées aux différentes formes de violences basées sur le genre, aux facteurs de vulnérabilité liés au handicap, ainsi qu'aux mécanismes de prévention et de protection existants.

 

Une attention particulière a également été accordée aux principes de la protection contre l'exploitation et les abus sexuels (PSEA), notamment la politique de tolérance zéro, les procédures de signalement et les mécanismes de plainte accessibles. FIBESR a par ailleurs présenté les outils développés par l'organisation afin de mieux protéger les personnes vulnérables contre les risques d'exploitation et d'abus sexuels.

 

Selon les organisateurs, les études de cas inspirées de situations réelles ont suscité une forte participation des bénéficiaires. Ces échanges ont permis aux jeunes femmes de partager leurs expériences, de mieux comprendre leurs droits et de développer des réflexes leur permettant d'agir face aux situations de violence, tout en devenant des relais de sensibilisation au sein de leurs communautés.

 

Les séances plénières se sont déroulées dans un climat de confiance et de confidentialité, offrant aux participantes un espace d'expression pour partager leurs préoccupations et proposer des recommandations visant à renforcer la protection des femmes en situation de handicap.

 

À l'issue de ces journées, les participantes disposent d'une meilleure compréhension des violences basées sur le genre, des principes de la PSEA, des mécanismes de signalement et de dépôt de plaintes, ainsi que des services d'accompagnement disponibles. Plusieurs idées reçues sur ces thématiques ont également été déconstruites.

 

Par cette initiative, FIBESR réaffirme son engagement en faveur de l'autonomisation des jeunes femmes en situation de handicap et de la promotion de mécanismes de protection plus inclusifs, tout en encourageant la poursuite des actions de sensibilisation au sein des communautés.